Léonard de Vinci, cet artiste visionnaire

L’année 2019 marque le 500ème anniversaire de la mort de Léonard de Vinci, grand inventeur, artiste et pionnier de son temps. L’occasion pour Brandon de revenir sur la vie de cet homme.

Sans doute êtes-vous déjà au courant de cet évènement étant donné la communication qui est faite à ce sujet depuis le début de l’année.

En même temps qu’un artiste, Léonard de Vinci a été un grand inventeur et un visionnaire de son temps. Alors pourquoi ne pas nous aussi lui rendre un hommage, puisque nous partageons le même goût de la découverte ?

 

Fils de Ser Piero, notaire de la seigneurie de Florence et d’une paysanne, Leonardo di ser Piero da Vinci est né à Vinci, près de Florence en 1452 et il est mort au manoir du Cloux, aujourd’hui château du Clos-Lucé, à Amboise, en 1519.

 

Sa vie, ses débuts à Florence

Portrait Leonard de Vinci

 

En 1469, Léonard de Vinci entre dans l’atelier de Verrochio qui lui enseigne la peinture et la sculpture et notamment la technique de la perspective (Annonciation, 1473, Portrait de Ginevra Benci, 1478-1480).

 

Il s’initie aussi à l’art du « sfumato », sorte de voile qui dilue les masses plastiques dans une réalité plus suggestive, plus poétique, et qui rend imperceptible la transition entre les couleurs, les ombres et les lumières (Adoration des Mages, vers 1481, inachevé).

A Milan

Pour prendre part à la diffusion du savoir-faire florentin à la demande de Laurent de Médicis, il part en 1482 à Milan où il sera à la fois ingénieur militaire, architecte, peintre, sculpteur et grand ordonnateur des fêtes à la cour des Sforza.

Il travaille pendant 16 ans à la statue équestre de François Sforza, œuvre gigantesque qui ne sera jamais fondue. Il participe aussi aux discussions sur la construction des cathédrales de Milan et de Pavie et peint deux chefs-d’œuvre : la Vierge aux rochers, vers 1482-1483 et la Cène, 1497.

 

La Joconde

En 1499, le duché de Milan tombe aux mains des Français et Léonard de Vinci part pour Mantoue où il réalise le portrait d’Isabelle d’Este. À Rome, il travaille comme ingénieur militaire pour César Borgia, puis il revient à Florence.

Là, il peint la Joconde vers 1503-1507 et la Vierge, l’Enfant Jésus et sainte Anne vers 1508-1510. La Bataille d’Anghiari, peinture murale destinée au Palazzo Vecchio (vers 1503-1505), n’est connue que par des dessins, comme la Léda (entre 1504 et 1508).

La Joconde

Derniers voyages

En 1508, il est de nouveau à Milan, Bernardino Luini et Andrea Solario y seront ses disciples. Il compose alors un monument équestre pour le tombeau du condottiere Trivulce (1511-1512).

Il passe ensuite deux ans à Rome où il est appelé par Julien de Médicis, De cette époque date le Saint Jean-Baptiste du Louvre (vers 1514-1515). Enfin, en 1516, il répond à l’offre de François Ier, qui l’invite à sa cour et l’installe au manoir du Cloux (actuel château du Clos-Lucé), près du château d’Amboise. Il y propose les plans d’un château idéal pour le roi de France – lequel confie qu’il ne croyait pas « qu’un homme possédât autant de connaissances ». C’est au Clos-Lucé qu’il mourra le 23 avril 1519.

 

Savant et ingénieur : passion de la connaissance

Léonard de Vinci s’est intéressé à toutes les branches de la science, ses écrits et ses carnets de dessins en témoignent (collections au Clos-Lucé et au château de Windsor, en Angleterre). En tant que savant, il s’intéresse à l’univers visible, dans ses structures et ses mouvements.

Portrait Leonard de Vinci

Stoïcien serein et homme solitaire, ce maître de l’innovation refuse l’autorité et fonde son jugement sur l’expérience.

Il n’est pas un savant qui renouvelle la science par ses découvertes ou ses hypothèses, comme Copernic ou Newton par exemple. Tout en célébrant « la suprême certitude des mathématiques », il est avant tout un « visuel », pour qui l’œil, « fenêtre de l’âme, est la principale voie par laquelle notre intellect peut apprécier pleinement l’œuvre infinie de la nature ». Sa curiosité universelle refuse les distinctions entre science pure et science appliquée, entre beaux-arts et arts mécaniques.

 

Trois domaines de prédilection

Ses recherches se portent sur divers domaines tels que l’astronomie et la géologie, la géométrie et la mécanique, l’optique et l’acoustique, la botanique et la métallurgie. Mais trois dominantes ressortent de ses carnets par l’abondance ou la singularité des notations.

 

  • En premier l’anatomie: descriptions minutieuses, multiples dissections, illustrées de magnifiques dessins, dont certains consacrés à l’anatomie comparée. Il est une sorte de précurseur isolé de Vésale, le fondateur de l’anatomie moderne. (Leonard de Vinci, étude des muscles de l’épaule).
  • Ensuite la mécanique, appliquée aux travaux de l’ingénieur – inventions balistiques, chars d’assaut, pompes et dragues, ponts et canaux – et à des projets de machines volantes, dont les croquis se fondent sur l’étude du vol des oiseaux. Il imagine aussi une combinaison de plongée ancêtre du scaphandre ou encore le tricycle à ressort.
  • Enfin la vie du globe terrestre, à travers la mécanique des fluides et la géologie : études de tourbillons, croquis panoramiques qui montrent la formation des vallées alpines, analyses de fossiles, de la forme des coquilles, etc.

Leonard de Vinci - hélice

Héritage esthétique

Dans la continuité de toutes les aspirations du quattrocento florentin, Léonard de Vinci aura parachevé, en peinture, la conquête du clair-obscur dont l’influence sera si décisive. Auteur de dix-huit tableaux achevés seulement, il laisse une œuvre dont la valeur est immense.

Elle se complète d’écrits théoriques, publiés en français en 1942 sous le titre de Carnets de Léonard de Vinci ; ils comprennent notamment le Traité de la peinture dont l’artiste conçoit le projet vers 1490 et qui sera édité en 1651.

 

Quelques citations de Léonard de Vinci

« En temps de paix, je puis égaler, je crois, n’importe qui dans l’architecture, construire des monuments privés et publics, et conduire l’eau d’un endroit à l’autre. » – Dans une lettre au duc de Milan, Ludovic Sforza le More.

 

« Peintre, ne fais pas décroître tes couleurs dans la perspective plus que les figures qui portent ces couleurs. » – Traité de la peinture

 

« Le caractère divin de la peinture fait que l’esprit du peintre se transforme en une image de l’esprit de Dieu. » – Traité de la peinture

 

Découvrir, approfondir ou redécouvrir Léonard de Vinci :

En France :

  • L’exposition “La mort de Léonard de Vinci : la construction d’un mythe”, organisée au château d’Amboise en partenariat avec la Bibliothèque nationale de France.
    Du 2 mai au 2 septembre.
    Ateliers, expos, concerts, escape game… Programme complet des événements sur le site de l’année Léonard de Vinci.
  • Les évènements du Clos Lucé : www.vinci-closluce.com/fr/evenements
  • Du 24 octobre 2019 au 20 février 2020, une rétrospective exceptionnelle sur « Léonard de Vinci » au Louvre, à Paris.
    Les réservations, obligatoires, seront ouvertes à partir du 18 juin.
    Informations à venir sur le site du musée du Louvre.

En Italie :

 

Leonard de Vinci - Clos Lucé

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